___ ” En fait il a raison.
Je crois que c’est le dégoût de l’amour des autres.
Je ne supporte plus que l’on me touche, que l’on me regarde, que l’on entre en moi, que l’on m’embrasse, que l’on m’aime, que l’on m’ouvre son coeur.
Je ne veux pas qu’on me vole ce qu’il me reste de toi.
J’ai la sensation d’avoir souillé ton souvenir en allant à d’autres.”
Je t’accorde le plus grand des logis au creux de mes bras.
Elie domicile au salon de mon coeur, la chambre y est chaude est acceuillante. Protectrice.
Reviens.
Je me fais dévorer de l’intérieur, bouffer en entier, doucement.
“Tell me that we’ll always be together.”
J’ai toujours détesté les blonds. Aux airs d’Américains, j’ai souvent été persuadée qu’ils étaient très narcissiques, qu’ils se prenaient pour des Californiens, partiellement faux, et un peu cons, faut dire.
“-Elle est comment, ta belle?
-Divine. Quand elle souri, elle m’envoi au ciel.
Et toi?
-Il est lui. Quand il parle, on dirait un livre. Quand il rit, on dirait un livre aussi, mais encore plus beau. Sa seule présence et je suis la personne la plus comblée qui soit, tu sais, c’est naïf, mais c’est si minime comparé à ce que le corps, l’intérieur du corps dit que les mots ne diront jamais.”
Sans toi, la pluie n’est même pas drôle. La forêt est toujours aussi belle, mais il n’y a plus de magie.
Comment dire je t’aime?
Pour quoi être faite si ce n’est pas pour être avec toi?
Comment dire au monstre qui est en moi qu’il doit se calmer si ce n’est pas toi qui le fait?
Is there any chance you could see me too?
Là où je suis, personne ne te connait. Je te garde, enfoui au fond de moi.
Comme j’ai aimé t’aimer. Comme j’ai aimé t’aimer d’amour. Te faire l’amour d’amour, l’amour d’aimer.
J’écris encore, je vomis sur le ridicule de ma démarche. Je vomis sur la répétition de mon acte. Je vomis sur l’oublie, sur l’accoutumence des journées sans toi, qui passent, qui ne se ressemblent jamais et sont toutes plus laides les unes que les autres.
Je crache sur mon ombre, qui ne joue plus avec la tienne. Je crache sur les kilomètres, sur les secondes, les heures, les mois, les années.
J’ai mal.
J’essaie de trouver les mots. Je perds toujours le dernier coeur à ce niveau du jeu. J’atteind mon Climax et suis incapable de te dire plus que ce que mes yeux pourraient dire aux tiens, s’ils avaient la chance de se rencontrer ne serait-ce rien qu’une fois de plus.
Je haïe l’odeur de ton vide. Je haïe la silhouette de ton asence. Je haïe le bruit de tes cheveux qui ne se mélange plus aux miens. Je haïe qu’il n’y ai plus rien.
Je t’aime.
Jamais ces mots n’ont prit une forme aussi solide pour moi que celle que je leur donne depuis tout ce temps.
Tu es jeune.
Jamais cette formule ne m’as paru si effrayante. Je suis jeune, mais je veux grandir, je veux grandir avec toi.
Avenir.
Il est horrible de l’envisager seule. Je pleure sur tout ce que l’on n’a jamais pu faire, sur tout ce que l’on avait prévu, sur tout ce que l’on voyait.
Je veux te raconter, t’embrasser, t’enlacer, te regarder, te dévorer, te sentir, je veux te rire, te danser, te chanter, t’appeller, te parler. Je veux passer ma main dans tes cheveux. Je veux mes mains sur ton bassin. Je veux ta voix dans mon oreille. Je veux ton oreille entre mes dents. Je veux acheter un nouveau pot d’amandes.
Je te veux. toi. Tes amis. Tes galères. Tes bonheurs. Ton père. Ta mère. Tes ennemis. Tes bleux sur les jambes. Tes douleurs. Ton rire. Tes pleurs. Tes exs. Tes amantes. Tes idées. Tes envies. Tes caleçons par terre. Ta guitare. Je veux ta chambre rangée, ton appartement sale.
Je suis prête.
___”Je promets.
Quand le doute vient. Quand la lumière blanche réapparaît. Quand les questions grandissent, mais ne se posent jamais. Quand ma bouche hurle que jamais il n’y aura de réponse. Quand la peur grossit à vue d’oeil. Quand la tristesse envahit tout mon être, que le stress se fait palpable, presque visible.
Il n’est simple en rien de demander.
Est-il seulement simple alors de répondre?
Avons-nous vraiment le choix?
C’est promis. Je le promets. Je promets de promettre. Pour toi.”
“Quand tu as quitté le trône, beaucoup d’hommes sont venus demander ta place.
Après quelques temps, j’ai regardé mon reflet dans la glace, j’ai inspiré, très fort, et j’en ai choisi un.
J’ai essayé, je te promet que j’ai essayé, d’aimer celui-là. Je te jure avoir essayé.
Mais un matin, je lui ai dit de partir.
Puis, j’ai essayé d’aimer le deuxième.
Un matin bien plus tard, il as tourné le regard vers moi, alors que j’étais de dos. Il a inspiré, très fort, a tendu la main, a frappé un grand coup derrière les poumons, et est parti.
J’ai eu très mal à ce moment. Mais ce fut très court. Et il me semble qu’à la réflexion, ce n’était pas si terrible.
Alors, doucement et en silence, j’en ai choisi un troisième.
je te promet que j’essaie de l’aimer. J’essaie de toutes mes forces. Mais, je n’en ai pas l’envie, et de toute façon, je n’y arrive pas.
Dans quelques jours, je regarderais mon reflet dans la glace.
J’inspirerais, très fort.
Et lui dirais de partir.
Tu restes ma plus grande joie, ma plus grand peine.” CDP
Hi.
___ “ Quand parfois certains trucs m’appuient dessus et que j’me retourne pour les regarder, j’vois bien que je n’ai jamais guéri.
J’écoute en boucle des musiques aussi lentes que mes larmes et aux notes aussi bleues que mes yeux quand je suis triste, mais jamais je n’entend ta voix dans mon dos. Je ferme les yeux, j’espère, j’attends, je soupire, je murmure, je sursaute, je regarde devant, j’ouvre les bras.
Rien.
Des fois je dis ton prénom et je te cherche dans des inconnus.
Merde, si tu n’avais ne serait-ce qu’une idée de la douleur que c’est.”
___ “ Is this the very end of something?
Cela faisait longtemps que la douceur de ta voix n’était pas venue contre moi. C’est bon de t’entendre et de, à nouveau, te sentir proche. J’ai la sensation qu’au fond, on ne s’est jamais quittés. Tu as toujours été là pour moi, et jamais je n’ai cessé de veiller sur toi, en silence. Tu reposes depuis tout ce temps au creux de mon coeur. Tu es mon moineau.
Ça fait un bout de temps que je dors mal. Pour la première fois, après t’avoir parlé, j’ai enfin sombré dans les rêves plutôt que les cauchemars. Je me suis réveillée calme, apaisée de tout. Je crois même avoir souris en ouvrant les yeux. Peut-être ai-je soupiré ton prénom, ou entre aperçu des bribes de toi. J’ai besoin de ta douceur dans le tourment de mes soucis, et le plus beau de la chose est que tu me renvoi cet appel.
Pour la première fois, je ne m’imagine rien. Tout arrive sans jugement, sans prédiction, sans calcul. Mon amour d’ami.
Pourtant, je m’entends encore te poser la question qui me fit tant de mal.
-C’est momentané?
Or is it just the beginning? ”
___ “ Je vais te dire ce que j’entends.
Je n’essaie qu’à moitié car tu ne me convainc pas vraiment. Je te regarde dans les yeux en te disant que tu es jolie, mais tu ne me crois qu’en partie, et j’en suis conscient même si je pense ce que je dis. Je ne suis pas très ouvert, et je ne m’ouvrirais pas plus, même si tu me le demande. Je ne pense pas avoir besoin de toi, mais je mime un peu car j’ai aimé la compagnie de ta peau certaines nuits. Je n’ai pas grand chose à te reprocher, si ce n’est que je soit la cible de tout ça. Je ne sais pas trop si j’aurais voulu que ça tombe ailleurs. Mais, je ne sais pas trop si j’ai voulu que ça tombe sur moi.
Si je l’ai voulu, je n’ai pas la tête à ça, et je ne veux pas l’avoir, pas pour le moment. Je n’ai jamais pleuré pour toi, et tu ne m’as jamais “horriblement manqué”. Je ne cherche ni à être méchant, ni à être froid. Je suis seulement moi, et tu tentes en vain d’en faire partie.
-
Je vais te dire ce que j’aimerais entendre.
Je ne sais t’offrir ce que tu sais m’offrir toi. Non pas que je ne veuille pas, mais, que je ne suis pas prêt. Attend encore un peu. Laisse du temps. Je te promet qu’il y aura ce dont tu me parle.
-
Mais j’ai peur d’avoir ceci.
Je n’ai rien pour toi. Rien à montrer. Rien à partager. Rien à rire, à dire, à confier. Je veux apprécier seul ou en d’autre circonstance que celles de ta compagnie. Je ne veux et n’ai jamais voulu quelque “Nous” que ce soit. Je n’ai absolument rien pour toi.
Rien.”
___ “Je viens de rater mon bus. Le genre de goutte qui fait plus que déborder le vase. J’ai déjà une heure et demie de retard, autant en avoir deux, les comptes ronds, c’est plus simple.
Pour couronner la matinée, j’ai glissé dans l’escalier, à cause d’un talon un peu trop mouillé, je crève de chaud et je suis hors de moi.
J’écris vite, je crois que c’est parce que je sais ce que je veux.
Tu as le pouvoir de me pousser au plus haut, et de me faire tomber au plus bas en autant de temps. Vitesse. Amour. Douleur. Je sais que j’en pâti, et que j’en pâtirai encore plus une fois la chute finale arrivée. Elle va se poser, calmement, je suis même sûre qu’elle commence déjà. Puis, elle va évoluer, et Boum.
Je me la prendrai en pleine gueule et vite, bien, fort.
J’en suis encore à me demander qui je suis, entre poupée de porcelaine et jouet en bois, j’hésite. Amis, amants. Nota benne pour l’avenir: 1. Ne plus jamais aller trop vite. 2. Se laisser guider.
Je vais exploser.
Je fais voeu de silence pour la deuxième fois de ma vie. Je ne pense pas que je tiendrai longtemps, non. Mais au moins, quelle qu’en soit la durée, j’aurais tenu.”